Maewell/ avril 4, 2019/ Ecriture inspirée/ 2 comments

Crédits photo Pixabay

 

 

 

J’ai toujours aimé écrire. Plus jeune, j’étais une championne pour les rédactions. Et puis, en vieillissant, j’ai lâché ça. Aujourd’hui, je ne sais plus quoi écrire. J’ai envie de le faire mais je ne sais pas sur quoi écrire, et puis j’ai peur aussi. Peur de quoi? De la page blanche? Des avis extérieurs? Probablement un peu de tout ça. Mais depuis un moment, j’en ressens de plus en plus le besoin. Pourquoi? Je ne sais pas. Peut-être que, dans mon subconscient, j’ai des choses à dire. Et peut-être même des choses intéressantes, qui sait? Alors je me lance! Je me pose devant mon ordinateur, avec une petite musique méditative et j’attend…

On appelle ça l’écriture inspirée. On écrit tout ce qui vient dans la tête. Inspirée par qui? Mon subconscient, mes guides, l’Univers? Peu importe, l’important c’est de me vider la tête et de le partager. Car, si je reste quelqu’un d’assez solitaire et peureuse des autres, je suis sûre que j’ai des choses à partager avec vous. Vous qui? Vous, les personnes, qui me liront. Je ne sais pas qui vous êtes mais une chose est sûre, si vous lisez ceci, ce n’est pas un hasard. Il n’y a pas de hasard, l’Univers tout entier conspire pour nous mettre sur le droit chemin de notre vie terrestre et pour nous faire rencontrer, physiquement ou virtuellement, les personnes dont nous avons besoin pour évoluer et avancer.

Je ne sais pas quoi faire de ma vie. Je suis intimement convaincue que je suis bien là pour quelque chose, que l’Univers m’a incarné dans cette vie terrestre pour une bonne raison. Mais laquelle? J’aime aider les gens, j’aime le fait de pouvoir partager mon savoir, mes expériences. Mais je suis très souvent bloquée par mes peurs. Peur du regard des autres, peur des « qu’en dira-t-on? » , peur des personnes qui entrent dans ma vie et que je ne connais pas, peur de me tromper encore, peur de m’affirmer, peur de délirer, peur de passer pour une folle… ma liste de peurs est limite interminable. Bon, le côté positif de la situation, c’est que j’en suis consciente, de mes peurs. Ça devrait m’aider un peu déjà, non?

Une chose dont je suis sûre, c’est que je suis douée pour analyser les gens que je rencontre. Je sais instinctivement si le courant va passer ou non. Si c’est une personne honnête ou non, si elle est bien dans sa peau, si elle timide ou extravertie, si elle cache bien son jeu. Je ressens aussi les émotions des personnes qui m’entourent. Je sais de suite, dès qu’il a passé la porte le soir, si mon amoureux a passé une bonne journée ou non au travail. Je sais quand mes enfants me mentent en me disant « mais si maman, tout va bien ». Alors, c’est quoi ça? J’ai de bons ressentis énergétiques? Ou je suis juste bonne observatrice? Mon ego et mon mental, bien sûr, m’ont fait croire pendant des années que ce n’était pas exceptionnel, que tout le monde ressentait ça. Je sais aujourd’hui, après beaucoup de recherches et de lectures, que non, ce n’est pas habituel. Beaucoup de personnes sont tellement focalisées sur elles-mêmes, qu’elles ne ressentent rien vis à vis des autres. Je suis une empathe. J’absorbe régulièrement les énergies des autres. Un exemple tout bête, j’ai beaucoup de mal à faire des courses dans un supermarché. Peu importe l’état émotionnel avec lequel je rentre dans un supermarché, vous pouvez être sûr que je sors de là, fatiguée, déprimée et de mauvaise humeur. Je ne l’explique pas. Je pense que les gens me transmettent, sans le savoir bien sûr, leurs problèmes.

Difficile de vivre avec ça. Du coup, on se coupe peu à peu du monde, sans vraiment le vouloir, mais pour se protéger. Je ne m’en rend compte que maintenant mais j’ai toujours fonctionné comme ça. Alors pas étonnant que je sois limite « asociale ». Je n’aborde jamais les gens et me retrouver au milieu d’une foule m’est juste impossible, ça me paralyse. Même la sortie de l’école de mes enfants me fait peur. Je connais presque tous les autres parents présents devant les grilles de l’école mais je m’arrête juste à un bonjour minimum. Je ne parle pas de la pluie et du beau temps, ou du dernier match de foot. Je sais que, si je commence à leur parler, ils vont me raconter leurs problèmes et du coup je vais porter leurs problèmes tout le reste de la journée. Ça parait tellement égoïste de ma part, mais c’est une manière de me protéger.

Je suis donc bien seule, mais ça me va. J’ai mon chéri, qui me comprend tout à fait même si lui est très social et a beaucoup d’amis. Il comprend malgré tout ce que je ressens, et je lui suis infiniment reconnaissante pour ça. Mes enfants, eux, on un peu de mal à comprendre pourquoi je suis aussi coupée du monde, mais c’est normal. De toutes façons, ils voient bien comment je me sens mal à l’aise dans la foule et, bien sûr, ils n’aiment pas me voir comme ça.

J’aimerais pouvoir échanger sur mes passions, rigoler entre copines, sortir le week-end mais je ne peux pas. J’ai tellement dressé de murs autour de moi pendant des années que je ne sais plus comment on fait. Heureusement pour moi, il y a le monde virtuel. Je peux sans problème discuter et rencontrer du monde sur la toile tissée autour du monde. Je peux surtout choisir avec qui je vais discuter. Avec des personnes qui me comprennent, qui ne me jugent pas.

Nous vivons dans un monde difficile, je trouve. Les gens ont perdu quelque part au fond d’eux leur amour, leur compassion. Ils faut toujours courir après le temps, toujours se plier aux règles de la société. Toujours aller à l’école, qu’on aime ça ou non, toujours avoir un travail, sinon on est des fainéants, toujours se marier, avoir des enfants etc… Il n’y a plus de place pour le rêve, pour l’imagination, pour l’amour véritable. Il faut toujours faire comme les autres, ne pas sortir du rang…

Moi-même j’ai du mal avec ça. Je suis une grande fan d’Isabelle (Les Oacles d’Isa), je suis beaucoup ce qu’elle fait et j’aime m’en inspirer. Je me suis longtemps dit que c’était ça que je voulait faire pour le monde. Je voulais être comme elle. Mais j’ai réalisé avec le temps que je ne serais jamais comme elle. Tout simplement car elle est unique, tout comme moi, je suis unique. J’adorerais avoir des centaines ou des milliers de personnes à me suivre et à écouter mes conseils bienveillants pour eux. Mais non, je vais faire mes choses, mes envies et si certaines personnes doivent me suivre, elles le feront. Et je serais là pour elles.

Car tout ce que je veux pour ce monde, c’est de l’Amour, de la bienveillance et du partage. On me dit souvent un peu vulgairement que je suis un bisounours. Mais oui! Et j’en suis fière! Je suis persuadée qu’on peut le faire. On peut remettre les gens perdus dans le droit chemin de leur destinée. On peut les aider à sortir de ce système où on ne peut pas penser par soi-même. Il suffit de se mettre à la place des autres. De comprendre leurs réactions. Et de leur montrer que c’est faisable.

Je pourrais écrire pendant des heures maintenant que je suis lancée! Je m’éclate à taper sur mon clavier. La machine est relancée! Waouh!

Si quelqu’un lit ces mots, s’il vous plait, faites moi un petit coucou en commentaire pour que je sache que vous êtes passé par là. En attendant, j’envoie des milliers de bisous et de bonnes ondes pour vous et pour le monde.

A plus tard…

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2 Comments

  1. Un petit coucou pour signaler mon passage et ma lecture, cela me semble comment dire familier. Merci pour cet écrit inspirée, belle journée à vous

    1. Merci beaucoup Laurie! Ça compte beaucoup de pour moi de savoir que tu m’as lu. J’espère que tu as apprécié et compris mon message. Belle journée à toi!

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